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14 juillet 2026 · par Alexandre Joyce

L'innovation est un sport d'équipe

J'ai une formule que je répète à chaque atelier : l'innovation est un sport d'équipe. Ce n'est pas une posture rhétorique. En animant plus d'une centaine de rencontres créatives par année, j'ai vu la même chose se confirmer encore et encore : les meilleures idées n'appartiennent jamais à une seule personne. Elles émergent quand un groupe se donne la permission d'explorer, de prototyper et de se tromper ensemble.

Le rôle du facilitateur : catalyseur, pas expert

Quand j'anime, l'expertise ne vient pas de moi — elle vient du groupe. Mon travail est de structurer la démarche pour que cette intelligence collective se déploie : comprendre les vrais besoins, générer des idées, prototyper rapidement et tester sur le terrain. C'est exactement ce que je transmets dans ma formation Adopter le design thinking : la posture d'empathie d'abord, le prototype pour apprendre ensuite.

Prototyper, d'ailleurs, ce n'est pas produire un objet fini. C'est un moyen de démontrer la désirabilité d'une idée et de réduire le risque avant d'investir. On apprend en fabriquant, pas en délibérant à l'infini.

La durabilité se conçoit, elle ne se rajoute pas

L'autre conviction qui traverse mon travail : la responsabilité sociale et environnementale n'est pas une couche qu'on ajoute à la fin d'un projet. Elle se conçoit dès le modèle d'affaires. C'est la prémisse du Triple Layered Business Model Canvas que j'ai développé : au canevas économique classique, on superpose une couche environnementale (selon le cycle de vie) et une couche sociale (selon les parties prenantes).

L'exercice révèle des dynamiques qu'on ne voit pas autrement — lire chaque couche isolément, puis relier les couches entre elles. C'est le cœur de ma formation Concevoir des modèles d'affaires durables : un modèle pensé pour le triple bilan dès sa conception sera plus solide dans le temps.

Personne n'innove seul — et c'est vrai pour un collectif aussi

Si l'innovation est un sport d'équipe, c'est aussi vrai pour nous. Le design thinking que j'enseigne se nourrit de disciplines voisines. La co-création, par exemple, prend tout son sens quand on sait faire entrer les usagers dans la démarche — un art que Joëlle Sarrailh maîtrise mieux que personne, elle qui a conçu des expériences d'apprentissage immersives à grande échelle. Et une bonne idée ne vaut rien si l'atelier qui la fait naître est mal animé : la rigueur de facilitation qu'enseigne Marie-Christine Messier est ce qui transforme une réunion créative en décisions réelles.

C'est précisément pour ça que nous nous sommes réunis en collectif : parce que le meilleur du design thinking arrive quand plusieurs expertises se rencontrent autour d'un même défi.

Écrit par

Alexandre Joyce

Innovation, IA et design thinking